Jeudi 18 Janvier, 2018

Et le temps nous est compté

Lettres de guerre d'Albert Marquand aux éditions C'est-à-Dire

« Et le temps, en ce moment, à nous est compté ». C’est ce qu’écrit le sergent du 55e RI Marius Guilhon à sa famille à Saint-Jean-le-Centenier, le 28 juin 1915. Deux jours après il trouve la mort dans le bois de la Gruerie. À ses côtés, Albert Marquand, originaire d’Aubenas en Ardèche et caporal dans le même régiment, est blessé. Au front depuis une dizaine de jours, le jeune homme de 19 ans comprend au cours de ce baptême du feu toute l’horreur de cette guerre, et la fragilité de la vie humaine dans cet enfer de feu et de fer.
Depuis la mobilisation en août 1914 jusqu’à son retour à la vie civile en 1919, Albert Marquand entretient avec sa famille une importante correspondance. Parti comme beaucoup confiant et patriote, il déchante en découvrant la réalité de la vie au front. Comptant deux années et demie au front, il ne manie pas la langue de bois pour dire son quotidien à ses proches qui, à l’arrière, n’en soupçonne pas les difficultés. Comme il l’écrit, « une fois dans l’engrenage, on est bien pris ». Dans la tranchée, la mort, imprévisible, guette…
Avec des mots pleins de force, il dit sa peur, sa volonté d’échapper à la tourmente, et apporte ainsi un témoignage sincère et de premier ordre sur la Grande Guerre.

Remercions la maison d'édition C'est-à-dire de Forcalquier, dans les Alpes de Haute Provence où se loge cette très belle maison d'édition qui rend compte de la vie des soldats. En savoir plus

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