Jeudi 18 Janvier, 2018

Para de la paix s'en va en guerre

Le 3e R.P.I.Ma à Beyrouth (1982-1984) - Témoignages

 

23 octobre 1983. Trente ans se sont écoulés depuis le jour où à Beyrouth, le 3ème Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (3ème R.P.I.Ma) assiste, impuissant, à la destruction de l’immeuble Drakkar, dans lequel cinquante-huit parachutistes du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (1er R.C.P), trouvent la mort, à l’instar de deux cent quarante neuf soldats américains, victimes, eux-aussi, d’une attaque terroriste par camion-bombe.

Deux mois plus tard, le Poste de Commandement du 3ème R.P.I.Ma est lui-même détruit par une seconde attaque terroriste, provoquant la mort du parachutiste CHABRAT et blessant grièvement dix-sept officiers, sous-officiers et parachutistes de ce régiment d’élite. Mais ces attaques spectaculaires ne doivent en rien occulter les coups portés, presque quotidiennement, au cours de l’opération Diodon IV, contre ceux que la France appelait alors les « soldats de la paix ». Le 3ème R.P.I.Ma, à l’heure de ces attaques, en est à son troisième séjour dans les rues de Beyrouth, où à la suite de l’opération israélienne « Paix en Galilée », il s’est interposé entre les belligérants (Opération Epaulard), avant de contribuer (Opération Diodon I) au retour au calme dans la capitale libanaise, en aidant l’armée libanaise à reprendre ses droits, de part et d’autre de la tristement célèbre « ligne verte », qui séparait les Chrétiens de l’Est des musulmans de l’Ouest.

 

 

Les jeunes parachutistes engagés au titre du régiment, que commande alors le colonel ROUDEILLAC, ont aujourd’hui près de soixante ans et se souviennent de ces étranges missions, qui leur furent assignées. Ils en font le récit avec celui qui les a conduits autrefois, par trois fois, au Liban,avant de les engager au Tchad.

Ils prennent donc la parole pour évoquer l’enthousiasme de leurs vingt ans, en butte aux contradictions et à la violence d’adversaires difficilement identifiables sur le terrain et, d’autant plus audacieux qu’ils ne redoutaient pas ces « paras de la paix », acteurs impuissants d’une diplomatie, qui se cherche.

Agrémenté de nombreux documents photographiques, « Para de la Paix s’en va en guerre » fait référence aux tractations politiques et diplomatiques, qui ont précédé et accompagné leur engagement. Ce livre fait suite à celui du général Salvan (Soldats de la guerre, soldats de la paix. Editions Italiques. 2005), qui avait déjà conduit en 1978, au Liban, les parachutistes du 3ème R.P.I.Ma, porteurs alors du casque bleu. Il se veut aussi le second ouvrage réalisé par le Général D. ROUDEILLAC, après « 3ème R.P.I.Ma, Contre-insurrection. Algérie. 1960-1962. Les villes et le djebel » paru en 2012 aux éditions LAVAUZELLE, d’une série destinée à perpétuer le souvenir des engagements de ce régiment d’élite. Il reviendra en effet aux anciens des O.P.E.X (Opérations Extérieurs) à reprendre le flambeau.

Au lendemain des commémorations du 30ème anniversaire de l’attentat perpétré contre l’immeuble Drakkar et alors que le 3ème R.P.I.Ma défraye la chronique des restructurations des forces armées, le livre du général D. ROUDEILLAC arrive à point nommé pour que ne tombe pas dans l’oubli le capital humain d’un régiment, dont notre pays ne saurait se priver.

« Para de la Paix s’en va en guerre » est vendu au profit de l’amicale des anciens du 3ème R.P.I.Ma et de la Fédération Nationale d’Entraide Parachutiste Militaire.

 

Ouvrage Broché - 356 pages - format 15,5 x 22.7 cm
ISBN N° 978 2 7025 1600 3 - Prix public en librairie : 24,00 euros
Egalement disponible sur le site Lavauzelle : www.lavauzelle.com

 


 

Chercher sur le site

Dailymotion

Les vidéos de FNAME-OPEX sur Dailymotion

Dailymotion Logo

En ligne

Aucun