Samedi 25 Février, 2017

Sélection Littéraire

Que dire à un jeune de 20 ans

Quand on a connu tout et le contraire de tout, 
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie, 
on est tenté de ne rien lui dire, 
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine, 
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause 
font partie de la noblesse de l’existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :

«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».

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Une enfance provençale au temps de la première guerre mondiale

Par Henri Michel, Vidauban dans la mémoire d’un historien aux éditions C'est-à-Dire

L’historien Henri Michel (1907-1986) est d’abord connu comme un grand historien de la 2e guerre mondiale : fondateur en 1950 de la Revue d’histoire de la 2e guerre mondiale, en 1951 du Comité d’histoire de la deuxième guerre mondiale et en 1967 du Comité international d’histoire de la 2e guerre mondiale. Ses travaux sur la bataille de France, le régime de Vichy, la déportation, la Résistance, Jean Moulin, la France libre, la Libération… ont assuré sa notoriété internationale. Il a également co réalisé avec Alain Resnais le film Nuit et Brouillard en 1956. Mais à la fin de sa vie, Henri Michel rédigea aussi ses souvenirs d’enfance. C’est ce manuscrit, conservé par ses enfants et confié aux Archives départementales du Var, qui est ici édité. Henri Michel décrit son « village » natal, Vidauban, au début du XXe siècle. Avec une certaine empathie conjuguée à la distance critique de l’historien, il montre de l’intérieur l’organisation de la société villageoise, la vie quotidienne, les loisirs (le jeu de boules, le football…), les tensions politiques et sociales… communes à d’autres petites villes de la basse Provence. Il analyse également l’impact qu’a eu la Grande Guerre dans l’histoire de Vidauban, tel qu’il a pu le mesurer avec ses yeux d’enfant. Il montre avec force que la propagande a été entretenue par l’école républicaine et comment l’enfant a été un acteur de celle-ci.

Reproduit avec l'aimable autorisation de la maison d'édition C'est-à-dire En savoir plus

 

Et le temps nous est compté

Lettres de guerre d'Albert Marquand aux éditions C'est-à-Dire

« Et le temps, en ce moment, à nous est compté ». C’est ce qu’écrit le sergent du 55e RI Marius Guilhon à sa famille à Saint-Jean-le-Centenier, le 28 juin 1915. Deux jours après il trouve la mort dans le bois de la Gruerie. À ses côtés, Albert Marquand, originaire d’Aubenas en Ardèche et caporal dans le même régiment, est blessé. Au front depuis une dizaine de jours, le jeune homme de 19 ans comprend au cours de ce baptême du feu toute l’horreur de cette guerre, et la fragilité de la vie humaine dans cet enfer de feu et de fer.
Depuis la mobilisation en août 1914 jusqu’à son retour à la vie civile en 1919, Albert Marquand entretient avec sa famille une importante correspondance. Parti comme beaucoup confiant et patriote, il déchante en découvrant la réalité de la vie au front. Comptant deux années et demie au front, il ne manie pas la langue de bois pour dire son quotidien à ses proches qui, à l’arrière, n’en soupçonne pas les difficultés. Comme il l’écrit, « une fois dans l’engrenage, on est bien pris ». Dans la tranchée, la mort, imprévisible, guette…
Avec des mots pleins de force, il dit sa peur, sa volonté d’échapper à la tourmente, et apporte ainsi un témoignage sincère et de premier ordre sur la Grande Guerre.

Remercions la maison d'édition C'est-à-dire de Forcalquier, dans les Alpes de Haute Provence où se loge cette très belle maison d'édition qui rend compte de la vie des soldats. En savoir plus

   

De Forcalquier à Metzeral (1914-1915)

Carnet et lettres du chasseur alpin Joseph Barjavel aux éditions C'est-à-Dire

Originaire de Forcalquier, dans les Alpes-de-Haute- Provence, Joseph Barjavel, sergent au 23e bataillon de chasseurs alpins de Grasse, a tenu une correspondance avec ses proches et emporté avec lui un petit carnet sur lequel il a écrit ses impressions du début de la guerre. Avec des mots justes, il raconte sa découverte de nouveaux horizons (les Vosges), l’installation de la guerre dans la durée, avec ses lignes de tranchée et tente comme beaucoup de ses compagnons de minimiser la réalité du front pour ne pas inquiéter. Très attaché à son « pays » natal, il lit avec passion les nouvelles que lui en donne Le Bas-Alpin. Pourtant éloignée du front, la petite ville de Forcalquier vit au rythme de la guerre : les jeunes filles de l’ouvroir Jeanne d’Arc travaillent activement à la confection d’effets chauds pour que les soldats affrontent au mieux l’hiver, l’ambulance militaire accueillent des soldats blessés ou malades et des réfugiés sont logés et pris en charge… La rubrique « Nos soldats » énumère au fil des semaines ceux qui ne reviendront pas… Blessé en août 1914, puis en mars 1915, il appelle de ses voeux la fin de « cette triste guerre ». Malheureusement, comme son jeune frère Fernand, il ne la verra pas : le 15 juin 1915, il est tué dans le bois d’Eichwald, lors des combats autour de Metzeral.

C'est grâce à la maison d'édition C'est-à-dire de Forcalquier, dans les Alpes de Haute Provence que se loge cette très belle maison d'édition qui tient à rendre compte de la vie des soldats. En savoir plus

   

Livre : Les Généraux Français de la Victoire 1942-1945

A la demande de M. Laurent ATTAR-BAYROU, président de la Fname, nous vous communiquons un très bel ouvrage paru aux éditions ETAI et qui retrace la vie des grands généraux de la libération. En voici le dos du livre :

L'armée française est sévèrement battue en 1940. Réduite par les conventions d'armistice à un effectif de 100 000 hommes en métropole et à quelques dizaines de milliers aux colonies, le général Weygand, Délégué général du gouvernement en Alger, parvient cependant à porter l'armée d'Afrique à 227 000 hommes.
Après avoir été renforcée par les Forces Françaises Libres du Général de Gaulle et équipée de matériels neufs par les Etats-Unis, la nouvelle armée française reprend victorieusement la lutte contre l'Axe aux côtés des Alliées, d'abord en Tunisie en 1942, puis en Italie en 1943, enfin en France en 1944 et en Allemagne en 1945.
Cet album dévoile les biographies des trente-sept généraux français ayant joué un rôle majeur aux cours des campagnes de la Libération. Parmi eux figurent des hommes de premier plan comme Juin ou de Lattre, des personnalités emblématiques de la France Libre comme Leclerc, Koenig ou Larminat, mais aussi nombre de généraux moins connus dont le rôle dnas la victoire finale a pourtant été important.
Illustré par plus de 300 photos, souvent inédites, issues de collections privées et de fonds d'archives publics (américains notamment), ce livre éclaire sous un jour nouveau les combats menés par l'armée française à partir de 1942. (en consultation à la Fname au siège social : demander Valérie)

   

Quand un général prône la paix, un très bon livre du Général Jean Cot

Nous vous livrons des extraits du livre « Un monde en paix » paru aux Editions Mayer
Extrait de la 4e de couverture : "Avec une conviction communicative, le général Jean Cot proclame dans cet ouvrage sa foi en une utopie aussi vieille que la guerre : la paix du monde. La guerre, dit-il, n’est pas une fatalité mais un mode aberrant de résolution des tensions inévitables, voire nécessaires. Elle ne résulte pas de réactions en chaîne incontrôlables mais, le plus souvent, de la volonté délibérée de « fauteurs de guerre » qu’il faut identifier, dénoncer, condamner. L’auteur démontre aussi que ces nouveaux types de conflits appellent une réforme profonde des institutions chargées de faire régner la paix dans le monde. Organisation des Nations unies en tête, un changement radical de la politique extérieure des Etats-Unis, et un plus grand rayonnement politique de l’Europe. Il dit enfin l’espérance que suscite la cohorte toujours plus nombreuse des hommes et des femmes qui cultivent et transmettent une véritable culture de paix."

Le général se présente et nous parle de son livre dans l'avant-propos, reproduit ci-après avec l'aimable autorisation de l'auteur.

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Para de la paix s'en va en guerre

Le 3e R.P.I.Ma à Beyrouth (1982-1984) - Témoignages

 

23 octobre 1983. Trente ans se sont écoulés depuis le jour où à Beyrouth, le 3ème Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (3ème R.P.I.Ma) assiste, impuissant, à la destruction de l’immeuble Drakkar, dans lequel cinquante-huit parachutistes du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (1er R.C.P), trouvent la mort, à l’instar de deux cent quarante neuf soldats américains, victimes, eux-aussi, d’une attaque terroriste par camion-bombe.

Deux mois plus tard, le Poste de Commandement du 3ème R.P.I.Ma est lui-même détruit par une seconde attaque terroriste, provoquant la mort du parachutiste CHABRAT et blessant grièvement dix-sept officiers, sous-officiers et parachutistes de ce régiment d’élite. Mais ces attaques spectaculaires ne doivent en rien occulter les coups portés, presque quotidiennement, au cours de l’opération Diodon IV, contre ceux que la France appelait alors les « soldats de la paix ». Le 3ème R.P.I.Ma, à l’heure de ces attaques, en est à son troisième séjour dans les rues de Beyrouth, où à la suite de l’opération israélienne « Paix en Galilée », il s’est interposé entre les belligérants (Opération Epaulard), avant de contribuer (Opération Diodon I) au retour au calme dans la capitale libanaise, en aidant l’armée libanaise à reprendre ses droits, de part et d’autre de la tristement célèbre « ligne verte », qui séparait les Chrétiens de l’Est des musulmans de l’Ouest.

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